Publié dans Environnement, Les femmes et l'environnement

Pourquoi les femmes sont plus impactées par le plastique que les hommes ?

Hello! Aujourd’hui je reviens dans un article un petit plus « scientifique » disons par rapport à d’habitude, je vous parle de l’impact du plastique sur les femmes, et les quelques solutions simples que l’on peut mettre en place à notre échelle pour être moins exposée à cette pollution plastique. Ce ne sont pas des solutions que l’on peut envisager pour toutes les femmes malheureusement, vous le comprendrez dans l’article, bonne lecture !

Le corps, interaction principale : Le corps des femmes absorbe particulièrement les toxines durant certaines périodes telles que la puberté, la grossesse, l’allaitement et la ménopause. Pendant la grossesse je pense que tout le monde sait à quel point cela peut avoir une incidence sur le fœtus et le futur bébé. Ce sont souvent les perturbateurs endocriniens qui sont mis en cause, des produits chimiques qui fonctionnent de manière similaire aux hormones.

Le lieu de travail : Les femmes ayant un contact constant avec le plastique ont donc plus de chance de contracter des problèmes de santé vis-à-vis des hommes. Dans l’industrie du plastique, 30% des travailleuses sont des femmes, c’est dans les pays en voie de developpement qu’on les retrouve le plus, là ou produisent les grandes entreprises en raison des bas salaires. Ces femmes travaillent souvent dans des conditions hygiéniques douteuses, sans vêtements de protection. Une étude canadienne a démontré que les femmes manipulant du plastique dans l’industrie automobile ont 5 fois plus de chances de contracter un cancer du sein par rapport à d’autres femmes.

Quand les déchets sont exportés dans les pays en développement, les décharges deviennent des importantes sources de revenus pour les populations pauvres. Des millions de femmes et d’enfants collectent des déchets à travers le monde, souvent dans un but de récupérer ce qui peut être recyclable, donc souvent des plastiques et des déchets électroniques.

Les protections hygiéniques : C’est l’un des plus grands problèmes, et dans cette catégorie, presque toutes les femmes sont concernées, quel que soit leur milieu social ou leur condition de vie. Voici quelques données :

  • Les tampons contiendraient à priori 6% de plastique
  • Les serviettes hygiéniques sont composées à 90% de plastique issu du pétrole
  • Aux états-unis une femme ferait l’usage de 12 à 15000 protections hygiéniques au cours de sa vie
close up of pantyliners
Photo de Polina Zimmerman sur Pexels.com

Dans les régions les plus pauvres, beaucoup de femmes et de jeunes filles n’ont pas accès à ce type de protection, pour des raisons économiques ou d’accessibilité. Cela oblige certaines à ne pas pouvoir se rendre à l’école pendant 5 jours en moyenne par mois. La plupart de ces protections à usage unique finissent dans des décharges, dans les cours d’eau et obstruent les systèmes d’égouts. La production d’une serviette hygiénique actuellement requiert nécessairement l’usage de matières fossiles et de plastique. Voici ce qui la compose et ce qu’elle devient:

  • Composition : Cellulose, papier, LDPE (polyéthylène basse densité), matières premières fossiles, électricité
  • Son impact (après production) : émissions (Co2) et déchets solides (LDPE, cellulose, papier)

Voici l’utilisation moyenne de protections hygiéniques d’une femme occidentale :

Tous les mois Tous les ans Tous les 10ans En 39 ans*
25 325 3250 12675 equivalent à 152kg

*On considère qu’une femme en aura besoin en moyenne pendant 39 ans.

Les cosmétiques : Un quart des femmes en Occident applique plus de 15 produits cosmétiques différents sur son corps chaque jour. Ces derniers ne contiendraient pas moins de 100 produits chimiques, dont certains évidemment profondément nocifs pour la santé. Ces cosmétiques peuvent contenir des micro plastiques, qui ont la capacité de traverser le placenta et arriver jusqu’au fœtus. (Je vous met mon article de transition vers le naturel au cas ou vous débarquez sur mon blog)

lipsticks on display
Photo de Shiny Diamond sur Pexels.com

Les femmes de ménage : En moyenne les femmes sont plus susceptibles d’endosser des emplois de nettoyage ou tout simplement en tant que tâche domestique. Les produits de nettoyage contiennent des substances nocives qui, utilisées au quotidien, peuvent avoir de sérieuses conséquences sur la santé. On constate également la présence de micro plastiques dans ces produits, raison de plus pour laquelle il faut donner la possibilité aux femmes de manipuler des substances sans danger pour leur corps, et plus respectueux de l’environnement. C’est un choix qui se démocratise au niveau dans les foyers, mais le plus gros du travail à faire se situe au niveau des entreprises.

Conclusion 

Les femmes sont souvent plus sensibles à ce type de dangers resultant du plastique que les hommes. Beaucoup d’études montrent que les femmes agissent de manière plus écologiquement responsable, alors qu’elles sont et seront les premières impactées par les conséquences du changement climatique et de la pollution plastique.  Les initiatives visant à réduire la consommation de plastique et à protéger les personnes et l’environnement des polluants sont souvent lancées par les femmes. Elles méritent une place égale dans la politique, les entreprises, les familles et les communautés afin de pouvoir contribuer davantage à une société moins dépendante du plastique et de manière générale plus « environnement friendly ».

Quelles peuvent-être les solutions à mettre en place pour les problèmes cités plus haut ? Voici quelques pistes, mais elles ne sont qu’exhaustives.

Solutions 

Au niveau politique/global:

  • Mettre en place des lois pour ne vendre QUE des protections hygiéniques qui ne dégradent pas l’environnement et la santé de la femme.
  • Rendre les protections hygiéniques gratuites et accessibles pour lutter contre la précarité menstruelle (L’écosse l’a fait !)
  • Fournir des protections adéquates aux femmes travaillants dans l’industrie plastique, mettre en place des normes d’hygiène strictes.

Au niveau individuel: 

  • Utiliser les protections hygiéniques lavables et durables (je vous renvoi à mon article sur les règles au naturel pour vous présenter des alternatives aux protections jetables)
  • Utiliser des produits d’entretien sans produits chimiques (le vinaigre blanc à lui tout seul peut laver toute une maison ! Il existe également beaucoup marques naturelles)

Certaines de ces solutions sont accessibles, et dans nos cordes. En ce qui concerne les problèmes évoqués dans les pays en développement c’est une démarche un peu plus complexe évidemment. Mais ces éléments doivent nous faire prendre conscience que nous ne sommes pas égaux encore une fois face à tout, le plastique impacte plus les femmes que les hommes, et les mesures politiques se doivent de le prendre en compte.

Sources des informations: The Plastic Atlas 2019

 

Auteur :

Un melting pot de beauté naturelle, de lectures, d'écologie, de féminisme, de bonnes adresses et de reflexions!

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